Ce premier volume de la sous-série consacrée à la seconde guerre mondiale couvre la période du 3 septembre au 31 décembre 1939. Les quatre premiers mois de la guerre voient l’effondrement de la Pologne et la prise de Varsovie (le 27 septembre) ainsi que l’implication de l’URSS dans le conflit, notamment en Finlande. Sur le front occidental, la « drôle de guerre » s’installe sans que les quelques combats épars ne viennent sérieusement troubler la pesante attente qui finit par s’installer à l’Ouest.
Ainsi, ces premiers mois de calme relatif sont-ils l’occasion, pour la diplomatie en général et celle de la France en particulier, de chercher des assurances, notamment auprès des pays neutres ou non belligérants. Les espoirs nourris en direction de l’Union soviétique sont bientôt déçus malgré les assurances de Moscou à l’égard des franco-britanniques. La Turquie constitue également un enjeu de taille. Hantés par le souvenir de la dernière guerre, Français et Britanniques souhaitent qu’à tout le moins le régime d’Ankara se maintienne hors du conflit.
Face à l’Italie, c’est une volonté d’apaisement qui se fait jour. Si les diplomates français sont ouverts à des concessions économiques, c’est pour mieux résister aux prétentions territoriales du Duce. Quant aux Etats-Unis, l’espoir mis dans son potentiel économique est particulièrement grand. Paris attend effectivement de Washington un engagement volontaire à ses côtés et travaille en ce sens. Néanmoins, entre alliés, les relations sont parfois difficiles. Français et Britanniques ont la plupart du temps des conceptions de politiques étrangères différentes, voire opposées.
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