Depuis une trentaine d’années maintenant, la recherche a consacré au fascisme italien une attention toute particulière et a permis la constitution d’une historiographie abondante, souvent de qualité. Pour ne citer qu’un titre, on peut mentionner l’imposante biographie de Mussolini par Pierre Milza (Fayard, 1999). Pour autant, peu de synthèses récentes - englobant l’histoire de l’Italie de la fin de la Première Guerre mondiale à l’issue de la Seconde - n’ont été jusque ici publiées. Là est l’ambition de Philippe Foro, spécialiste de l’histoire de l’Italie contemporaine et professeur à l’université de Toulouse - Le Mirail.
Revenant sur la genèse du fascisme italien, dont l’origine socialisante, voire anarchisante, ne constitue pas la moindre de ses particularités, l’auteur s’applique à décrire clairement la lente agonie de la jeune démocratie libérale italienne au plus grand profit de Benito Mussolini, de facto dictateur dès 1925. Décryptant avec clarté l’idéologie fasciste, la politique intérieure et extérieure du régime, et enfin l’épreuve catastrophique de la Seconde Guerre mondiale, c’est également aux aspects institutionnels, économiques, sociaux et artistiques que s’intéresse Philippe Foro.
Ce faisant, c’est une très large perspective - tenant le plus grand compte des dernières avancées de la recherche historique - que couvre cet ouvrage précis et concis, sans doute trop pour les érudits, mais toutefois indispensable à l’amateur d’histoire et à l’étudiant « vierges » sur le sujet.
Pas de vente par correspondance, commander cet ouvrage sur Amazon.fr![]()