Que le lecteur ne soit pas trompé par le titre de l’ouvrage. Si le médiéviste Robert Foltz l’a intitulé Le Couronnement de Charlemagne, il ne se borne pas à décrire cette noël historique de l’an 800. L’étude s’ouvre par un long chapitre décrivant et analysant l’évolution du pouvoir, tant laïque qu’ecclésiastique, dans le monde occidental de la chute de l’Empire romain à la mort de Pépin le Bref en 768. Il est ici surtout question de la montée en puissance des maires du palais face à la décadence de l’autorité mérovingienne et de la sécularisation de l’Eglise franque. Ce tableau étant établi, l’historien aborde le sujet central du livre : l’évolution vers de la dignité impériale au IXe siècle.
Robert Foltz décrit ensuite minutieusement la montée en puissance de Charlemagne, de la mort de son frère Carloman en 771 au couronnement impérial. On assiste alors à une politique d’expansion territoriale accompagnée de restructurations administratives, de redéfinitions des rapports seigneuriaux et, si ce n’est d’un contrôle, tout au moins d’une influence sur le clergé, y compris au plus haut niveau, ainsi que d’une systématisation de la christianisation des terres païennes. Tout en décrivant l’ascension de Charlemagne vers l’apothéose du pouvoir et son couronnement impérial, l’auteur s’interroge aussi sur l’usage même du terme « empire » à l’époque carolingienne. Voit-on alors renaître l’empire sous sa définition romaine ou utilisé dans un tout autre sens ? Et comment l’aborder lorsqu’un empire, byzantin, se dit être le seul et unique héritier de Rome ?
L’ouvrage s’achève sur une étude de la problématique impériale après la mort de Charles le Grand et le devenir de l’empire et des royaumes francs, débordant du Haut Moyen Age par une conclusion prolongeant le rêve à l’époque féodale.
Pas de vente par correspondance, commander cet ouvrage sur Amazon.fr![]()