Le cas de Jacques Bith a la valeur d’un exemple particulièrement parlant qui révèle effectivement le parcours de nombre de ces officiers de réserve, issus de la petite bourgeoisie de la IIIème République, qui ont « traversé » la guerre comme cadre intermédiaire de l’armée française.
Diplômé de russe à Langues O’, Jacques Bith représentait, avant guerre, un grand joailler français (Chaumet) à Odessa. Fait prisonnier, il perd tous ses biens sous la pression des événements en Russie et revient s’installer en France au début des années vingt. De nouveau officier de réserve, bien noté par ses chefs, il est mobilisé en 1939 auprès du 2ème Bureau. Il meurt en 1943.
Les présents carnets, appuyés par des photographies, proviennent des archives familiales. Ils donnent à voir la réalité des combats - notamment à Verdun - mais surtout de la captivité de nombreux officiers français en Allemagne, le plus souvent mêlés à des prisonniers de différentes nationalités (russes, britanniques...).
De tels témoignages restent, encore aujourd’hui, relativement originaux. Profondément patriote et imprégné par un solide catholicisme, Jacques Bith, dans ses souvenirs, montre également la pugnacité avec laquelle il chercha à s’évader ainsi que la rigueur des représailles des commandants de camp allemands vis-à-vis des prisonniers récalcitrants.
Notons, enfin, que les documents laissés par notre officier dessinent l’histoire du 211e régiment d’infanterie de Montauban et dressent une intéressante galerie de portraits ; de Charles de Gaulle à Jean Mayol de Luppé en passant par Georges Catroux et Roland Garros.
Possibilité de commander en ligne sur le site des éditions Anovi : www.anovi.fr.